Année sacerdotale : « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre »
Au cours de cette année sacerdotale, qui a pour thème : « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre », Benoît XVI proclamera saint Jean-Marie Vianney "patron de tous les prêtres du monde".
A l’occasion des 150 ans de la mort du curé d’Ars, un jubilé est organisé à Ars. Il a démarré le 8 décembre et se poursuivra jusqu’à la Toussaint. Ces pages nous aiderons à mieux connaître ce prêtre qui n’a eu cesse d’inviter tous les hommes et femmes qu’ils rencontraient à la sanctification.
La messe de conclusion de l’Année sacerdotale, à Rome, vendredi dernier, en la solennité du Sacré-Cœur a été marquée par des éléments liturgiques d’importances différentes mais tous significatifs. Le chant de la litanie des saints lors de la procession des célébrants sur le parvis de la basilique vaticane. Les saints, et les saints prêtres, font l’histoire de l’Eglise, qui est histoire de la miséricorde. Le rite pénitentiel d’aspersion, pour rappeler le baptême et l’eau vive qui jaillit du Cœur du Christ, en même temps que le besoin de purification. « Le Cœur divin de Jésus appelle nos cœurs », a dit le pape (...)
Dans les années 1970, collaborateur régulier de La France Catholique, j’ai bien connu Jean de Fabrègues, son directeur, qui m’avait confié une série de reportages sur les principaux pèlerinages de France, dont celui d’Ars. « M. Vianney est cher à mon cœur », me dit-il en me donnant le livre qu’il avait publié chez Amiot-Dumont en 1956, une biographie très complète doublée d’une forte réflexion spirituelle, un texte revêtu de l’Imprimatur. Je me souviens de mon arrivée à Ars en plein hiver. La brume noyait ce paysage d’étangs et de prairies, si nostalgique et propre à la réflexion spirituelle. Un village (...)
« Ces âmes à conquérir, les voici. Elles sont là, au creux du vallon, sous ces toits que la brume cache comme elles-mêmes sont séparées de leur Seigneur par le brouillard épais de la vie et du péché. Voici devant toi, ô présomptueux petit curé, ces âmes que tu as demandé de ravir à leur maître de la terre pour les jeter aux pieds de Celui du Ciel. Et te voici devant ta propre folie, devant ton immense vanité. Maintenant qu’elles te sont offertes, que, pour la première fois, dans les fonds nuageux où le soir tombe, elles sont jetées sous ton regard, voici que tu sais, du même coup, combien vaines sont tes (...)
par Guillaume d’AZÉMAR de FABRÈGUES
« Petit-fils de Jean de Fabrègues, ami de mon père, je vous présente tous mes vœux ». Celui qui m’appelle tous les ans au début du mois de janvier ne se présente pas, il sait que je vais le reconnaître, que je vais associer sa voix, par ailleurs particulière, au séjour lyonnais de Grand-Père, séjour qui le conduira sur le chemin d’Ars, dix ans après, quand il écrira L’Apôtre du siècle désespéré… Soixante ans plus tard, le hasard d’une rencontre sur Internet me conduit, avec Frédéric Aimard, actuel directeur de France Catholique, à rééditer ce beau texte. Certains ont connu Jean de Fabrègues, figure de la (...)
Tout au long de ces 3 journées, présidées en ouverture par Mgr Louis Sankalé, évêque de Nice, se succèderont Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco, Mgr Jean Gautheron, ancien recteur et curé à Cannes, le chanoine Jean-Marie Tschann, recteur du Sanctuaire de Laghet, le père Jean-Claude Marteau-Lacour, chapelain à Ars, le père Jean-Louis Giordan, vicaire épiscopal du diocèse de Nice, de nombreux prêtres des diocèses de Nice et Monaco.
Tout devait mener Jean de Fabrègues à écrire sur le curé d’Ars. Le fait d’avoir habité Lyon, son amitié admirative pour Georges Bernanos, l’auteur de Sous le soleil de Satan, dont le personnage de l’abbé Donissan est inspiré du Saint Curé, sa fréquentation, en tant que journaliste catholique, de tant de prêtres si différents les uns des autres et de leur saint patron… Mais aussi l’ampleur de sa réflexion philosophique et historique sur la France du XIXe siècle, sa profonde connaissance des enjeux de la Révolution, de la contre-révolution, des ambiguïtés de la Restauration et du Second Empire durant lesquels (...)
Déjà de son vivant, le Curé d’Ars [1786-1859][1] fut considéré comme un saint. Le peuple de Dieu pressent très vite cela. Ce qui impressionnait ses contemporains, ce n’était pas d’abord ses pénitences, ou même les faits extraordinaires que l’on se transmettait de fermes en fermes. Ce fut peut-être sa fidélité, dans le sens d’un amour donné et non repris. Fidélité à Dieu qui transpirait de tout son être, fidélité aux hommes aussi dont chacun reconnaissait avoir été le bénéficiaire. Hanté par le salut, il n’avait de cesse que chacun puisse rencontrer le Seigneur en vérité et en vivre. Il le fit comme prêtre, et (...)
Ce livre, écrit par Mgr René Fourrey, évêque de Belley, le diocèse où se trouve Ars, de 1955 à 1975. Historien de formation, il a profité de sa retraite pour étudier de près les sermons et les prédications de Saint Jean-Marie Vianney. Ce travail, minutieux, précis, n’avait jusqu’à présent pas été publié, sans doute à cause du décès de l’auteur en 1982. Complexé par sa difficulté à suivre des études, Jean-Marie Vianney n’osera pas, pendant de longues années, laisser parler son coeur. Il s’était procuré des recueils d’homélies et en copiait de long passage qu’il apprenait par coeur avant de les servir le dimanche à (...)
C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption sur la terre. L’Ordre : c’est un sacrement qui ne semble regarder personne parmi vous et c’est un sacrement qui regarde tout le monde. Le sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus. Le prêtre ne se comprendra bien qu’au Ciel. C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption sur la terre. Quand vous voyez le prêtre, pensez à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le prêtre n’est pas prêtre pour lui, il est pour vous. Allez vous confesser à la Sainte Vierge ou à un ange. Vous absoudront-ils ? Vous donneront-ils le corps et le sang de notre Seigneur ? Non, la (...)
Prière du curé à la Très Sainte Vierge Marie Acte d’amour du Saint Curé d’Ars, Saint Jean-Marie Vianney
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